L'activité en 2001
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La volonté d'ouvrir sa boîte
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Article paru dans L'Alsace du 15 décembre 2001
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"Quand j'ai lancé mon entreprise en 1990, j'aurais apprécié d'être soutenu de cette façon". Jean-Louis Créma, directeur général de Pneumax, préside à titre bénévole Alsace centrale initiatives, association dont la vocation est de favoriser la création d'entreprise. Après 20 mois de fonctionnement, l'association animée par Dominique Schilling, responsable de l'antenne économique de la Région Alsace à Sélestat, affiche au compteur l'attribution de 18 prêts d'honneur pour un montant total de 85 000 €, soit un prêt moyen de 4 700 € par projet.
Bon élève parmi la multitude de Plateformes d'initiatives lcoales (PFIL) existant dans l'Hexagone, Alsace centrale initiatives joue un rôle de levier en facilitant notamment l'accès au crédit bancaire pour le porteur de projet qui ne vient pas les mains vides : un apport personnel est exigé.
"On prête car on est convaincu de la crédibilité de la personne et du projet présenté, explique Dominique Schilling qui se félicite de "la bonne sélection des dossiers. Pour l'instant, il n'y a aucun impayé".
Du caractère et de la persuasion
Un bilan qui s'explique notamment par le rôle fondamental joué par le comité d'agrément composé essentiellement de professionnels (chefs d'entreprise, comptables, banquiers) et dont la mission est d'évaluer la viabilité du projet mais aussi "la force de caractère et de persuasion" du candidat. "Il y a une réelle volonté d'entreprendre", relève Jean-Louis Créma qui prend sa mission de transmetteur à coeur.
Paysagiste, restaurateur, architecte, carreleur, électricien, infographiste, publicitaire, les projets sont divers et variés. "Le profil type du créateur? C'est quelqu'un entre 30 et 40 ans qui a une certaine expérience professionnelle et qui décide de se mettre à son compte", indique Dominique Schilling qui précise également que les femmes créatrices d'entreprise ne sont pas légion.
Le candidat qui passe l'épreuve du comité d'agrément avec succès et qui obtient ainsi un prêt d'honneur n'est pas lâché dans la nature pour autant.
Une douzaine bénéficie actuellement de conseils sous la forme de parrainage sur la durée du prêt. "C'est un accompagnement totalement désintéressé de la part de chefs d'entreprise, affirme Jean-Louis Créma, on aide le créateur à passer du statut de salarié à celui de chef d'entreprise".
Car la finalité de toute création est d'inscrire l'activité dans la durée. D'où l'importance du "suivi de gestion pour éviter une disparition prématurée de l'entreprise".
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| Jean-Daniel KIENTZ |
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Jean-Michel Broggi, patron du restaurant Moon Asia, 9, rue du Foulon, Sélestat :
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" J'ai travaillé pendant 7 ans dans le bâtiment en tant qu'électricien. Puis j'ai vécu une période de chômage. J'ai découvert les talents de cuisinière de Kahmmoune, ma compagne. On s'est finalement décidé à lancer notre affaire. L'investissement total s'élève à 38 100 €. En tant que chômeur, je bénéficie de l'exonération de charges sociales pendant deux ans. J'ai obtenu un prêt de la Banque du Développement des PME, puis après l'ouverure de l'établissement, Dominique Schilling, d'Alsace centrale initiatives, nous a proposé un prêt d'honneur pour compléter le financement des investissements. Aujourd'hui, après cinq mois de fonctionnement, nous sommes plutôt contents. Nous avons des clients fidèles, preuve que notre cuisine - thaïlandaise, chinoise, vietnamienne - plaît. Certains s'endettent pour acheter une voiture. Nous avons préféré investir dans un outil de travail qui nous permet de gagner notre vie correctement. "
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Dispositif complémentaire
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Alsace centrale initiatives adhère à France initiative réseau, à l'origine de la création des Plates formes d'initiatives locales dans l'Hexagone. Le principe est astucieux : il s'agit au niveau local de fédérer les acteurs économiques d'un bassin de vie au sein d'une association chargée d'examiner des projets de création d'entreprise et de distribuer des prêts d'honneur. On trouve ainsi parmi les membres fondateurs des entrepreneurs locaux, des banques, l'ensemble des huit communautés de communes de l'Alsace centrale, les chambres consulaires et la Région Alsace. Les ressources de l'association proviennent de subventions publiques (59 %) et de dons privés (41 %) émanant d'une quinzaine d'entreprises. Ce système permet au créateur d'obtenir des apports financiers complémentaires et des conseils de gestion dispensés par des professionnels de l'entreprise. Alsace centrale initiatives complète d'autres dispositifs de soutien à la création d'entreprise.
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Article paru dans L'Alsace du 21 décembre 2001
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Pour la première réunion du Club des créateurs d'entreprise initié par Alsace centrale initiatives, la plate-forme d'initiatives locales (PFIL) d'Alsace Centrale basée à Sélestat, le thème choisi était forcément le passage à l'euro et ses conséquences pratiques.
Trésorier bénévole de l'association, Pascal Ehrhardt est expert-comptable. C'est lui qui a prodigué ses conseils devant une dizaine de jeunes créateurs bénéficiaires d'un prêt d'honneur octroyé par cette structure d'aide à la création d'entreprise.
"Pour eux, le passage à l'euro est d'autant plus difficile qu'ils sont confrontés à de nombreux obstacles et qu'ils découvrent beaucoup de nouvelles choses", note le représentant de l'Ordre des experts-comptables.
"Il y a un certain nombre de principes à respecter. Primo, dès le 1er janvier, il faut qu'ils s'organisent autour du franc et de l'euro en sachant que les espèces vont circuler jusqu'au 17 février. Ce ne sera pas évident de jongler avec les deux monnaies sur une période transitoire aussi longue. Deuzio, ils doivent respecter les mesures du ministère dans les domaines fiscal et comptable. D'ailleurs, les seules mesures fiscales proposées sont la réduction de la durée d'amortissement du matériel de paiement et d'encaissement qui passe à douze mois". C'est effectivement le seul cadeau de l'administration fiscale à l'occasion de ce changement historique.
"Pour ceux qui n'auraient pas anticipé ce passage, il reste quelques jours pour s'équiper avec des logiciels et des terminaux de paiement ou d'encaissement. Cela dit, la campagne d'information a été importante et bien relayée par les experts-comptables", fait remarquer Pascal Ehrhardt qui relève quand même que certaines entreprises ont fait preuve d' "attentisme. Ce sont surtout les petites entreprises familiales qui ont attendu le dernier moment. Le risque est ensuite de se retrouver dans l'illégalité, ce qui aurait de graves conséquences sur l'entreprise".
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| Jean-Daniel KIENTZ |
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